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Questions fréquentes

Retrouvez ci-dessous les réponses aux questions les plus couramment posées concernant les dispositifs d'accès vasculaire et votre prise en charge.

Une chambre implantable (CIP), aussi appelée Port-à-Cath (PAC), est un dispositif médical implanté sous la peau qui permet l’administration de certains traitements, le plus souvent des chimiothérapies anti-cancéreuses. Ce dispositif est composé d’un petit boitier en titane ou en polymère que l’on place le plus souvent au niveau pectoral immédiatement sous la peau, afin de pouvoir réaliser une ponction le plus simplement possible. Celui-ci est relié à un cathéter positionné dans une grosse veine (la veine cave supérieure) afin de pouvoir délivrer le traitement au bon endroit.

Cette abréviation signifie « Peripherally Inserted Central Catheter » qui se traduit par « Cathéter Central à Insertion Périphérique ». Bien que l’extrémité de ce type de cathéter soit positionnée au même endroit que celui d’une chambre implantable, le site d’insertion se fait au niveau de la face interne du bras et il n’y a pas de boitier. Le cathéter reste externalisé afin de pouvoir administrer les traitements par injection directe.

Un autre type de cathéter appelé Midline peut être posé par une technique proche de celle du PICC Line, mais sa longueur est plus courte. Ce type de cathéter ne permet donc pas les mêmes types de traitements, et le choix se fait en concertation avec le médecin référent en fonction des besoins thérapeutiques.

  • Risque d’hémorragie : ce risque est faible en l’absence de problème de la coagulation sanguine et en l’absence de traitement anticoagulant ou antiagrégant autre que l’aspirine. Le médecin qui réalisera l’intervention s’assurera au préalable de ces éléments auprès de vous et du médecin qui vous a adressé(e).
  • Risque d’infection : Ce risque dépend du type de dispositif (plus rare avec un PAC). Des mesures rigoureuses d’asepsie sont prises au bloc opératoire lors de la pose pour limiter ce risque au maximum, et le risque est minimisé par le respect strict des consignes de soins qui vous seront données après la pose. Une infection différée est toujours possible car la manipulation des dispositifs lors de l’administration des traitements peut être source d’infection. Le plus souvent, ces infections guérissent après changement du dispositif ou retrait simple.
  • Risque de pneumothorax : Il s’agit du décollement d’un poumon qui est normalement attaché à son enveloppe, la plèvre. Ce risque est devenu extrêmement rare à l’heure actuelle car nous utilisons l’échographie pour guider la pose du dispositif et éviter ce type de complication.
  • Troubles du rythme cardiaque : Ce type de complication est transitoire et lié à la position du cathéter lors de la pose. Vous pouvez ressentir des palpitations passagères lors du geste, qui disparaitront une fois la position définitive du dispositif ajustée grâce à la radioscopie.
  • Ponction artérielle : Comme pour le risque de pneumothorax, la ponction artérielle est devenue exceptionnelle avec l’utilisation de l’échographie pour guider la pose. Si une ponction artérielle accidentelle a lieu, une compression de quelques minutes suffit le plus souvent à éviter un hématome et la paroi de l’artère cicatrisera toute seule.
  • Déconnexion, déplacement ou occlusion du dispositif : il s’agit de complications mécaniques qui peuvent survenir à la longue, et qui nécessitent une concertation entre votre médecin référent et un médecin de l’UAV. Parfois, un changement du dispositif avec une repose complète est nécessaire.

La pose d’un dispositif intravasculaire (PAC, PICC Line ou Midline) se fait sous anesthésie locale, et ne nécessite pas d’être à jeun. Nous sommes conscients que ce geste peut être source de stress pour les patients, raison pour laquelle nous mettons tout en oeuvre pour qu’au delà de l’anesthésie locale, vous soyez dans un environnement calme et rassurant en compagnie de l’équipe soignante. Si vous le souhaitez, nous pouvons mettre de la musique selon votre choix pendant l’intervention si vous estimez que cela peut vous distraire ou vous aider à contrôler le stress.

La durée moyenne pour la pose d’un PAC est d’environ 45 minutes. Pour un PICC Line, la durée est plus courte (environ 30 minutes) dans la mesure où aucun boitier n’est à fixer. Enfin, la pose d’un Midline est plus rapide car ne nécessitant aucun contrôle radiologique, et dure environ 15 minutes.

Ces durées peuvent considérablement varier selon certaines difficultés techniques qui peuvent être rencontrées durant l’intervention. Il ne faut pas vous inquiéter si la durée est plus longue que ces durées indicatives ; parfois certaines variations anatomiques rendent le geste plus long sans que cela ne soit la traduction d’un risque particulier.

Après la pose de votre dispositif, des explications vous seront données par le médecin qui a réalisé l’intervention concernant les soins à domicile, et des ordonnances vous seront remises pour aller chercher le matériel de soin nécessaire à la pharmacie et pour les soins infirmiers.

Des pansements seront à réaliser par un(e) infirmier(ère) à domicile selon la fréquence qui vous sera expliquée. Pour le PAC les soins sont temporaires jusqu’à l’ablation des fils de suture, et aucun soin particulier n’est nécessaire par la suite en dehors des perfusions pour votre traitement.

Tous les dispositifs sont immédiatement utilisables dès le jour-même pour un usage thérapeutique. Le PAC peut être perfusé avant le retrait des points de suture classiquement prévu 8 jours après la pose.